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Historique de l'orgue

GRANDES-ORGUES Haerpfer-Ermann de Boulay-Moselle

HISTORIQUE DE L'ORGUE


La présence d ‘un orgue au XVIII siècle dans l’église paroissiale de Boulay est attestée par les comptes d’ancien paroissiaux d’Ancien Régime .On ne sait malheureusement rien au sujet de cet instrument ;peut être fut il réparé en 1760 par Romanus Benedikt Nollet . L’instrument fut transféré dans la nouvelle église vers 1782

Il fut envisagé de le remplacer dès le début de 1793 par l’ancien orgue de l’abbaye de Villers-Bettnach, fut adjugé le 12 juillet de la même année ; il fut alors venduà Georges Vennerich , ex-frère Récollet de Boulay . L’ancien orgue de Boulay aurait-il remplacé celui de Marxstadt que ,le 22 juillet 1793 , la commune d’Hilsprich voulait l’acquérir ?
Un certain nombre de voyages furent effectués au début de l ‘année 1793 à la proche abbaye cistercienne de Villers-Bettnach , dont l’orgue était mis en vente . Adjugé à la commune devant le citoyen Brecker , commis au district de Boulay , l’orgue fut transporté à Boulay
C’est le 23 avril 1793 que fut passé un traité avec le facteur Verschneider ,de Puttelange , pour remonter l’instrument dans l’église de Boulay


En 1805 l’orgue fut «démonté et nettoyé» d’après une demande du conseil de fabrique .L’instrument fut par la suite ,et ce jusque vers 1815 entretenu par le sieur Martzloff. Il intervint à nouveau à Boulay en1818 pour nettoyer les orgues de l’église . C’est encore lui qui entretenait l’orgue en 1821 mais c’est à Grégoire Rabiny , facteur nouvellement installé à Metz ,que l’on fit appel en 1824 pour accorderl’instrument . D’importants travaux furent réalisés en automne 1827 après que ledit jeu a été vu et visité par des gens de connaissance .Ils consistèrent en réparation générale de l’instrument assortie du changement des soufflets et du clavier qui est en très mauvais état. Par ailleurs il fut jugé très utile et avantageux de poser la pédale en bas au lieu d’en en haut .A cette époque la pédale fut placée à l’arrière du buffet et à l’extérieur de celui-ci en contrebas . Dansles années qui suivirent de menues réparations furent effectuées pas le fils Stef ou l’organiste Becker .

En 1841 peiné des dispositions peu bienveillantesdu conseil municipal et ayant examiné toutes les mesures qu’il pouvait prendre pour subvenir à la dépense et ne plus être obligé de fatiguer l’autorité supérieure de la réclamation ,
le conseil de fabrique songea un moment un moment à s’éviter lesdépenses occasionnées par les salaires versés à l’organiste et à supprimer le jeu de l’orgue à l’église .Chose évidemment impensable ,tant il serait honteux par Boulay qui passe toujours pour un endroit religieux . Il fallut donc se résoudre à demander une intervention de l’évêque auprès du préfet . s’inquiéta en 1842 de l’état des soufflets mais les revenus de la fabrique ne permettaient pas d’envisager autre chose que des petites réparations .Deux soufflets neufs d’après un nouveau système dit anglais furent installés peu après
Un facteur d’orgues nommé Derus travailla à l’orgue entre octobre 1847 et juin 1848 mais ces réparations ne suffirent pas à retarder plus longtemps une reconstruction devenue incontournable.

La chute du clocher en 1832 endommagea gravement l’instrument , qui devint quasiment injouable en octobre 1864.
Le conseil de fabrique s’alarma et demanda au facteur Dalstein, de Boulay ,de remettre l’instrument en service. Dalstein s’engagea à faire marcher convenablement la mécanique . A partir de cette date 1864 ,l’orgue fut régulièrement entretenu par les facteurd’orguesde Boulay. C’est à partir dejuillet 1885 que l’on commençaà parler de la construction d’un orgueneuf, Dalstein & Haerpfer ayant présenté un devis de reconstruction totale .Mais la cause était entendue .En juillet 1887 quelques dons furent recueillis pour la construction d’un nouveau jeu d’orgues qui est en projet. Enjanvier 1889 le conseil autorisa le curé à commander à l’architecte le messin Jacquemin les plans et les devis d’un nouveau buffet d’orgue conservant autant que possible les sculptures de l’ancien ; le curé fut aussi chargé de s’entendre avecDalstein & Haerpfer pour préparer le projet de traité à conclure.

Le nouvel instrument de 38 jeux ,chef d’oeuvre (au même titre que l’orgue de l’église Saint Sébastien de Nancy) de la manufacture de Boulay ,ne fut installé qu’en 1893 .Il s’agit sans doute du tout dernier orgue à traction mécanique construit par Dalstein & Haerpfer.

Le 21 octobre1902, suite à la lecture , dans le Lorrain , d’un article ne tarissant pas d’éloges sur les jeux d’anches de l’orgue de Dieuze, le maire de Boulay adressa au curé une lettredans laquelle il se plaignit des horribles gros jeux d’anches de l ‘orgue de Boulay , assurant que leur tintamarre assourdissant provoque des crises nerveuses aux auditeurs un tant soit peu sensible.
Mais il faut certainement, pour juger l’orgue de Boulay, accorder plus de crédit aux avis enthousiastes d’Albert Schweitzer ou d’Emile Rupp de Boulay l’un des meilleurs instruments qu’il connaissait et Schweitzer gardait encore en 1945 un vif souvenir de sa sonorité.

Frédéric Haerpfer installa une soufflerie électrique en 1925 ,puis posa en 1927, une nouvelle façade de 114 tuyaux En 1841 peiné des dispositions peu bienveillantesdu conseil municipal et ayant examiné toutes les mesures qu’il pouvait prendre pour subvenir à la dépense et ne plus être obligé de fatiguer l’autorité supérieure de la réclamation ,
le conseil de fabrique songea un moment un moment à s’éviter les dépenses occasionnées par les salaires versés à l’organiste et à supprimer le jeu de l’orgue à l’église .Chose évidemment impensable ,tant il serait honteux par Boulay qui passe toujours pour un endroit religieux . Il fallut donc se résoudre à demander une intervention de l’évêque auprès du préfet La chute du clocher en 1832 endommagea gravement l’instrument , qui devint quasiment injouable en octobre 1864 totalisant 235 kg d’étain . L’orgue fut par la suite régulièrement entretenu ,notamment en 1928,1932,1934,1935,1936,et1937.

En 1938 Frédéric Haerpfer effectua un relevage ,assorti de la pneumatisation du tirage des jeux et d’une importance modernisation de la console : augmentation de 27 à30 notes de l’étendue du pédalier ,installation d’un tirage de jeux par dominos placés en fronton du clavier supérieur ,ajout d’une pédale de crescendo et d’une combinaison libre ,remplacement de 4pédales d’appel par 5 boutons manuels de combinaisons fixes.

Démonté pendant la dernière guerre et mis en caisses ,l’instrument fut remonté partiellement et à titre provisoire en 1955,avec une console électrique placée latéralement . Mais la reconstruction projetée dès cette époque par Haerpfer &Erman ne fut entreprise qu’en 1975 et achevée en 1981


Le grand orgue de Boulay fut solennellement inauguré par un récital de Gaston Litaize ,donné le 18 octobre 1981


Classé Monument Historique comme orgue du XVIII siècle ,cet instrument est en réalité quasiment neuf ; sa conception néoclassique a signifié ,nécessairement , le remplacement d’une exceptionnelle partie instrumentale du XIX siècle qui elle, précisément, aurait mérité d’être protégée au titre des monuments historiques .


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